Une petite entreprise comme la nôtre intéresse-t-elle vraiment les pirates ?
La plupart des attaques ne visent personne en particulier : elles ratissent. Un courriel de hameçonnage part à des dizaines de milliers d’adresses, et il suffit qu’une personne clique. La fraude au faux ordre de virement, elle, cible bel et bien les entreprises.
Nous avons un antivirus. Cela ne suffit-il pas ?
Non, et ce n’est pas une question de marque. Un antivirus ne vous protège ni d’un mot de passe volé, ni d’un virement fait à un faux fournisseur, ni d’un collaborateur qui ouvre une pièce jointe.
Les trois mesures qui changent réellement la donne sont la sauvegarde hors ligne, la double authentification et les mises à jour appliquées. L’antivirus vient en complément, pas à la place.
Nous sommes sur Microsoft 365 : nos données sont-elles sauvegardées ?
Pas au sens d’une sauvegarde complète. Microsoft garantit la disponibilité du service ; les données et les comptes restent sous votre responsabilité, son modèle de responsabilité partagée est explicite là-dessus.
Une corbeille qui se vide au bout de quelques jours n’est pas une sauvegarde. Une vraie sauvegarde de Microsoft 365 se met en place, et se teste.
Sommes-nous obligés d’annoncer une cyberattaque aux autorités ?
Non, dans la très grande majorité des cas. L’annonce obligatoire en 24 heures à l’Office fédéral de la cybersécurité, en vigueur depuis le 1er avril 2025, ne vise que les exploitants d’infrastructures critiques : banques, assurances, énergie, hautes écoles, collectivités.
En revanche, la loi sur la protection des données concerne toutes les entreprises : son article 24 impose d’annoncer au Préposé fédéral, « dans les meilleurs délais », une violation entraînant un risque élevé pour les personnes concernées.
En cas de doute, consultez un juriste ; nous faisons la partie technique.
Où seront hébergées nos sauvegardes ?
C’est une question qu’il faut poser à tout prestataire, et vous aurez la réponse avant de signer : quelles données sont copiées, où elles sont stockées, dans quel pays, combien de temps elles sont conservées et qui peut y accéder.
La solution retenue dépend de vos contraintes : un cabinet médical et un atelier n’ont pas les mêmes. Rien n’est mis en place sans que ce soit écrit dans le devis.